dimanche 7 février 2010

Sri Lanka, Galle et le Sud

Ceilao - Ceylan - Ceylon... ile colonisee a tour de role par les Portugais, Hollandais, Anglais, son nom evolue. 1948, le pays acquiert son independance, quelques annees plus tard, 1972, elle est rebatisee: bienvenue au Sri Lanka!

Agitation malheureuse, Tsunami et guerre civile juste termines, les 30 dernieres annees ont marque les esprits. A l'heure de mon envol pour le paradis de Lipton, je reve de sillonner les cotes et ses plages bercees par les cocotiers, laver mon velo en compagnie des Mahouts et leurs elephants, gravir Adam's Peak en version nocturne en compagnie de quelque 50'000 pelerins, deguster une tasse de the au milieu des plantations et promener mes roues sur la peninsule septentrionale afin d'explorer Jaffna.

Plaisir de decouvrir un nouveau pays apres si longtemps passe en Inde. J'en apprecie ses delices culinaires, le regard non animal de sa population, le climat bien qu'un tantinet trop chaud et son ambiance insulaire. Le voyage se transforme en vacances...










L'Indouisme fait place au Boudhisme a mon plus grand plaisir: les Dagobas, Stupas, Viharas, moines au crane rase de tres pres et drapes d'orange vif, fleurs de lotus se fondent dans le paysage verdoyant. Quelques traces des colonies passees, les eglises Catholiques sont presentes et actives.









Galle, ville situee au Sud de l'ile et batie par les Hollandais en 1663 a bel et bien resiste au Tsunami grace aux remparts de son fort. L'architecture des colons est frappante, les joueurs de criquet s'en donnent a pleine joie les pieds dans la mer et les pecheurs sur echasses patientent avec un equilibre demesure. La maree monte...










samedi 30 janvier 2010

Benares ou l'envoutante Varanasi

Varanasi cite de Shiva, ville sacro sainte du pays.
Les pelerins viennent laver leurs peches dans le Gange ou proceder a la cremation de leurs proches. Pousser ici son dernier soupir permettrait d'atteindre le Moksha, liberation du cycle de reincarnation.

Lieu de passage entre les mondes physiques et spirituels, je me trouve au coeur de l'indouisme. Le Gange pas si odorant que ca, mes apprehensions s'en vont, je me laisse envouter par le spectacle prenant place aux abords du fleuve. Flux permanent, il est un symbole eternel d'espoir pour les generations passees, presentes et futures.

Le long des Ghats, les rites les plus intimes de la vie et de la mort se cotoient:
Cremations, Pujas, lessives, baignades des vaches sacrees, parties de cricket, massages faciaux ou plantaires, coupes de cheveux, marchands de the - cacahuetes - offrandes florales et bougies, balades en barque touristique, levers et couchers de soleil a repetition, les activites divergent et les Sadhus deambulent.
Le show en live version indienne bat son plein, impossible de s'ennuyer.



















SAISISSANTES CREMATIONS
Le corps du defunt sillonne les ruelles etroites de la vieille ville, tantot souleve a bras d'homme confortablement installe sur un brancard en bambou, tantot depose et tenant en equilibre sur le toit d'un auto-rickshaw. Le cortege familial masculin scande des prieres a voix bien audibles.
L'arrivee sur le Ghat de Manikharnika ne tarde pas, le contact avec le Gange s'opere, le brasier ronronne et les corps se succedent jusqu'a la tombee de la nuit.

Les chiens rodent aux alentours des buchers, a la recherche d'une chair plus ou moins carbonisee. Et quelques individus scrutent le fond du fleuve dans l'espoir de degotter un lot, medaille ou bracelet du disparu... .










La vieille ville et ses stands bondes de nourriture se tient a deux pas de la, la vie suit son court, vive la friture.