lundi 29 mars 2010

Mekong

Mekong - ou Mae Nam Khong comme le disent les Thais, signifiant« Mère de tous les fleuves ». Il est le dixième du monde et le quatrième fleuve de l'Asie par le débit et prend sa source dans le Tibet oriental que j'espere bientot parcourir du haut de mes deux roues. Offrant tantot une frontiere, tantot un lieu de peche, les flots sont apaises - propres en apparence. C'est une Thailande tout sauf touristique que j'ai plaisir a decouvrir.






Quelques centaines de kilometres a rever avant de rejoindre Nong Khai et son pont de l'amitie menant au Laos. Les temples se succedent et celui de Wat Phu Tok pointe a l'horizon, perche sur son rocher. Lieu de meditation repute, il abrite de nombreuses cavernes abritant quelques moines dediant leur vie au recueillement. Les sept etages naturels representent les niveaux d'eveils de la philosophie boudhiste, la fraicheur se faisant sentir a chaque palier franchi, je me plais a gravir les marches menant au sommet. Sympathique vue sur les forets d'arbres a caoutchouc et lacs environnants. Ma niche pour la nuit est toute trouvee.







Et toujours cette vie du voyage, rythmee par mon quotidien. Grattage des nouvelles attaques de moustiques nocturnes, pliage de tente, paquetage des sacoches, recherche d'un petit dejeuner consistant, quelques kilometres, premiere transpiree, chaque excuse a interrompre ce rythme se laissant saisir...






Vive les temples et leur Boudha


















Les pauses culinaires se multiplient de jour en jour...



















mardi 16 mars 2010

ISAN Province

La remontee en selle se passe apres avoir ete reportee a deux reprises, faute aux Red Shirts manifestant et paralisant Bangkok...
Je finis par recuperer mon velo apres bien des deboires. Le mecano est reste sagement a la maison, son envie de poireauter dans les monstrueux embouteillages de la capitale ne battant pas des piques. Les reglages ne sont pas peaufines comme je les aime et je m'enerve interieurement. Qu'a cela ne tienne, je suis impatiente de pedaler et liberer mon esprit le long du Mekong, je ne reporterai pas le depart une troisieme fois. On n'est jamais mieux servi que par soi-meme dit-on, sauf qu'il va falloir que je fasse quelques progres mecaniques au plus vite. Defis, defis, je les aime... une fois resolus surtout!

ISAN - ma route est choisie: l'itineraire n'est pas des plus direct pour relier le Laos, je me laisse tenter par un detour au Nord Est du pays, attiree par le fleuve Mekong marquant la frontiere d'avec son pays voisin sur plus de 500 km. Avant de beneficier d'une trempette dans ses eaux, quelques centaines de kilometres, pas moins de temples - boudhas - ruines et portraits du King m'attendent.








Phimai, petite bourgade etape sur ma route, je pose mes roues et en profite pour jeter un oeil a son Prasat Hin Phimai, un des temples khmers les plus importants de l'actuelle Thaïlande, jadis directement en relation avec Angkor.






Les journees sont degoulinantes, les nuits pas plus fraiches. J'apprecie neanmoins la facilite de voyager dans ce pays. Population souriante comme le veut sa reputation, discretion et respect sont de mises. Je n'en reviens toujours pas, apres avoir sejourne si longtemps sur le continent indien ou la sphere privee n'existe pas.
Repit pour mes intestins aussi, tant l'hygiene est le maitre mot. Aucune gargote de rue n'echappant a la regle, je profite sans limite des delices culinaires. Riz gluant - soupes aux nouilles dans toute leur splendeur et fraicheur - les kilos de mangues defilent.

Facilite d'hebergement, je prends un abonnement de camping dans les jardins des temples. Les moines drapes d'orange sont accueillants, securisants. Les douches et WC gracieusement mis a disposition, mes fins d'etapes deviennent 5 etoiles. Quant aux reveils, ils se passent en prieres et offrandes matinales. Pour le cote positif, il faut savoir qu'ils sont succedes d'un buffet petit dej' dont j'en suis l' invitee a chaque reprise. Reconnaissante de cette generosite, j'atteinds les rives du Mekong.







Mukdahan, ville frontiere calfeutree sur les rives du Mekong, Laos a l'horizon


mercredi 10 mars 2010

Bangkok

Bangkok, megalopole reputee pour sa prostitution facile et sa modernite, ses megas centres commerciaux, sa nourriture mais aussi ses sites historiques et ses temples. J'etablis mon camp de base ici pour quelques deux semaines, histoire d'accomplir toutes les petites choses insignifiantes que j'ai mis de cote depuis maintenant presque une annee et me poser, planifier la suite de ma route et profiter d'une rencontre dont je me rejouis follement!

Coupe de cheveux, check up sante, revision de mon velo, massages thais ou reflexo, Tom yam soupe ou salade de papaye a se mettre sous la dent, rafraichissement a coup de noix de coco et son jus... la routine quotidienne prend place a grande vitesse, je me sens comme a la maison le long du boulevard Sukhumwit, a deux pas du quartier chaud de Nana.

Entre deux missions, les evasions visites touristiques prennent place. Traversee de la ville a coup de Skyline histoire d'en prendre plein la vue et sillonner la capitale au milieu des tours et constructions futuristes. Remontee de la riviere a bord d'un taxi boat, debarquement au quai faisant face au Grand Palace, visite incontournable de ce dernier et les Wats (temples) alentours, a moins qu'une decouverte gastronomique thaie n'arrete momentanement mon avancee. Les chaudes apres-midi se passent, les retours en taxi motos se font express.






Mon velo s'offrant un renouvellement de plateaux - cassettes et chaine, je me fais une viree en train en direction du Nord de Bangkok histoire de patienter: Ayuthaya et son royaume.
Pillee par les armees birmanes du roi Bayinnaung en 1569, les ruines actuelles on ete constituees en parc historique et protegees par Unesco. Wats et Budhas se dressent en nombre, encercles par la riviere Mae Nam Lopburi.























Les stands culinaires s'organisent a chaque coin de rue, les Thais s'y arretant a toute heure de la journee et de la nuit. Les baguettes et cuilleres a soupe a la forme caracteristique se glissent aisement dans les cavites buccales, les sauces - epices - condiments - piments virevoltent de bols en bols. Je me plais a observer leurs rituels et humer ces nouvelles odeurs.